Un petit « Do it » et beaucoup de souffrance

Pour commencer j’ai envie de vous parler d’une blessure profonde que je porte en moi depuis 3 ans, et pour ça retournons encore un peu plus en arrière en 2004 quand je me suis installée en région nantaise. A cette époque j’emménageais pour la première fois avec l’Homme et on sortait tous les deux de notre cambrousse, et même si j’estime avoir toujours plus au moins été au courant des tendances, il y avait un grand manque dans ma vie culinaire: je n’avais pas fait l’expérience ultime du Sushi (faute de japonais par chez nous LOL). Nous nous sommes donc lancés dans cette expérience un beau jour, et je dois bien l’avouer j’ai été plus que conquise.

Très rapidement j’ai voulu en refaire, mais étant très pudique vis-à-vis de mes envies, j’ai donc réfreiné celle-ci durant 3 ou 4 ans. Un jour n’y tenant plus, je me suis lancer et là, le constat fut sévère : Drame !!!!!!!!!!!!! Un cataclysme culinaire, un visuel épouvantable, un gustatif plus que moyen et un truc encore pire pour moi : le ratio plaisir de faire vs plaisir de déguster atroce : effectivement j’ai lutté plus de 2 heures pour rouler mes makis, j’ai jeté du riz j’en ai tartiné ma cuisine, j’ai fait de la dentelle avec le poisson et mes sashimis tombaient en ruine une fois trempés dans la sauce soja . Bref je m’étais vu contrainte d’abandonner ma carrière de sushiwoman sur le champs sous peine de risque d’une rapide et profonde dépression .

J’avais donc enfoui mes rêves japonais au plus profond de mon être.

Et puis la semaine dernière je pars acheter des sushis, et là au resto le gentil cuisinier les fabrique devant moi, j’observe n’en perds pas une miette , et là elle revient, cette irrépressible envie de « do it » à la nippone, j’y crois je peux y arriver . Et je m’y collerai la semaine suivante donc hier .

Je relève mes manches, et j’y vais ;bon je ne vais pas vous abandonner et je vais vous filer 2 ou 3 tuyaux qui pourraient vous servir :

  • Premièrement bien rincer le riz, ne pas hésiter à le laisser tremper dans l’eau froide
  • Deuxièmement laissez le riz ( spéciale sushi of course) refroidir à température ambiante
  • Ensuite ne jamais mouiller les feuilles de nori ( les algues)
  • Et penser si vous faites des california rolls ( avec  le  riz à l’extérieur) d’emballer votre natte à sushi de cellophane

Et voilà un petit échantillon de ce que ça donne:

Bon c’est présentable, mangeable, ça tient et apparemment c’est digeste.  Mais visiblement de mon côté le rapport plaisir de faire et plaisir de manger n’est toujours pas là donc je recommencerai surement mais je préfèrerai toujours les acheter tout fait même si ça sera moins fréquent vu que plus cher tout- fait ( ben oui c’est ça aussi l’intérêt des « Do it » LOL )  mais tant que je trouverai ça pénible à faire ça restera comme ça 😉

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